Après le 13 juin, le barbecue du MPE.
Publié le: 13-07-2010  

Chers ami(e)s ! Bonjour.

Au nom du Mouvement Pour l’Education et en mon nom personnel, je tiens à vous exprimer tous nos remerciements pour avoir répondu si massivement à notre invitation à vivre, ensemble, un moment de détente à la veille des vacances que chacun attend avec impatience.




Notre reconnaissance vous est due, aussi, pour la confiance que vous nous aviez témoignée, lors de la campagne électorale ainsi que dans l’isoloir. Votre soutien massif, soit par vos dons, soit par la publicité pour notre liste (collage d’affiches, distribution de tracts ou de prospectus, …) a été très appréciable et, surtout, très encourageant.

Les élections du 13 juin font, désormais, partie du passé. Malgré l’urgence qui avait caractérisé ce scrutin ainsi que les multiples embûches qui avaient entravé le chemin de notre mouvement, le MPE a pu relever le défi par sa participation en bonne et due forme.
Il a obtenu 2572 voix contre 1362 en 2007, soit un pourcentage de 0.42% contre 0.22% en 2007. Evidemment, il n’a pas fait des vagues. Selon différents analystes, le wallon est généralement fidèle ; fidèle au parti auquel il avait accordé sa confiance, même s’il n’est plus satisfait de lui. On prend les mêmes et on recommence.
Le Président du MPE prononce son discours



Cependant, si il y a 3 ans, les 1362 voix constituaient le poids à la naissance de notre mouvement, la progression de près du double enregistrée aujourd’hui constitue une croissance normale d’un bébé en pleine santé.

Beaucoup s’interrogent sur la nécessité de la création d’un nouveau parti au moment où la plupart des grands partis existants sont perpétrés dans des magouilles et des scandales. Ils ont tout à fait raison. Cependant, la nécessité s’était imposée, entre autres, pour les raisons suivantes.

La qualité de la vie dans notre pays poursuit sa dégradation. Le chômage n'a jamais été si élevé, l'affrontement entre les différentes communautés n'a jamais été si banalisé et la ghettoïsation de la société n'a jamais été si encouragée. Enfin, un euro à son plus bas niveau, c'est tout le projet européen qui est sérieusement menacé. Après tout cela, la corruption et les parachutes dorés n’ont jamais gaspillé autant d’argent du contribuable.



Le citoyen belge moyen ne vit aujourd’hui qu’au jour le jour, soit dans la précarité du chômage et la menace permanente de se voir, un jour, retirer l’allocation qui lui permettait jusqu’ici de survivre, soit dans la hantise de se voir perdre l’emploi sur lequel il avait bâti tous ses espoirs. La fermeture avec un rythme soutenu ces dernières années, de grosses firmes qui employaient des milliers de travailleurs, a ruiné la vie de milliers de familles qui basculent progressivement dans la pauvreté. Ces derniers jours, on faisait état de délocalisation possible du siège de l’OTAN de Bruxelles vers Bonn en Allemagne ; et la série continue.

C’est le résultat d’une crise mondiale, pourrait-on dire ! Rien n’est moins sûr. L’instabilité politique, combinée à la taxation excessive, n’est nullement un facteur rassurant pour l’investisseur, ce qui provoque la fuite des capitaux tant belges qu’étrangers vers d’autres lieux plus sûrs. Au moment où les chiffres du chômage viennent gonfler les statistiques, des dizaines de milliers d’emplois voire davantage sont occupés par des privilégiés, en matière de cumul. D’autres emplois sont empêchés de voir le jour car l’argent qui leur est destiné est octroyé, sous forme de parachutes dorés ou est détourné sous forme de corruption et de fraudes.



A la lumière et comme conséquence de la crise économique et sociale que vit notre pays, nous pouvons mieux comprendre la progression inquiétante, chez nos concitoyens, des maladies cardiovasculaires (40 nouveaux cas chaque jour ou 15.000 chaque année, selon certaines estimations), entre autres maladies, qui sont les principales causes de mortalité et qui génèrent une grande partie des dépenses des soins de santé.

L’intolérance au sein des communautés, à l’origine de la chute du gouvernement et des élections anticipées du 13 juin, a été réconfortée par les résultats de ces élections, notamment au nord du pays. L’ouverture à l’autre, qui est différent par sa langue, par sa couleur, sa culture ou sa religion, devient un fait proscrit. C’est ainsi qu’un pays, fondateur de l’Union européenne et précurseur en matière d’ouverture, de tolérance et de solidarité, bascule. Il se déchire aujourd’hui pour une minorité de personnes qui ne parle pas une langue ou qui possède une culture ou une religion différente de celle de la majorité.


L’incompétence de nos dirigeants à résoudre les défis de notre société moderne les a menés à détourner la conscience et le regard de la population des véritables problèmes et à les focaliser sur des pseudo-problèmes, crées de toutes pièces, en s’attaquant aux droits des minorités. Et chaque communauté a trouvé sa minorité. Au nord du pays, les foudres s’étaient abattues sur les minorités francophones tandis qu’au sud c’est la femme au foulard qui a été désignée comme cible privilégiée.

Les droits fondamentaux garantis par notre Constitution ainsi que par les différents traités internationaux reconnus et signés par notre pays, subissent aujourd’hui un sérieux revers. Certains partis politiques sont allés jusqu’à faire leur cheval de bataille l’interdiction des signes religieux (le port du foulard) dans les écoles et tous les lieux publics et tout ça, tenez-vous bien, au nom du débat pour la multi culturalité.



Demandons à nos dirigeants combien de débats ont-ils organisés, durant la dernière législature, sur le port du foulard et combien sur BHV, et pourtant c’est bien BHV qui a fait tomber le gouvernement et non le foulard. L’Extrême-Droite ne peut être que ravie de l’évolution des mœurs des partis dits démocratiques qui n’hésitent plus à adopter les ghettos jadis reprochés à cette formation.

Certains voient en l’appellation de notre parti (Mouvement Pour l’Education) une restriction de son champ d’action. Il n’en est rien. Comme nous l’avions déjà mentionné auparavant, une simple analyse des problèmes de notre société montre que :



  • Le manque de respect à l’égard de la nature, générant le réchauffement de la terre, est un problème d'éducation.

  • Le problème de la violence à l'école et de l'échec scolaire est un problème d'éducation.

  • Le profit excessif des riches aux dépends de la souffrance des plus démunis générant souffrances et désolations des peuples est aussi un problème d'éducation.

  • L'exclusion de certaines catégories de personnes pour leur couleur ou leurs idées est aussi un problème d'éducation.



  • Enfin, la corruption qui gangrène notre société et qui gaspille ses richesses dans des dépenses fictives est aussi un problème d'éducation.


  • A voir les quelques problèmes relatés ci-dessus parmi d’autres, il s’avère que notre société a besoin d’une nouvelle éducation, autre que celle actuellement propagée par nos media et nos dirigeants. La tolérance, l’intégrité, l’ouverture, la solidarité et la justice sont parmi les valeurs qui commencent à faire défaut dans notre entourage et qu’il devient urgent de restaurer afin de redonner l’espoir tant aux couches défavorisées qu’à celles qu’on croit aisées et dont les soucis ne sont pas moindres.



    Enfin notre parti œuvre pour l’amélioration de la qualité de la vie de la société, notamment à travers :

    • Le redressement du niveau de notre enseignement qui souffre énormément sur la sphère internationale ;

    • L’accès démocratique à un enseignement de qualité, sans exclusion ni discrimination ;

    • L’établissement de plus de justice sociale entre les citoyens : à travail égal, salaire égal ; droit à une vie de dignité à chacun (travail ou allocation garantissant la dignité humaine);

    • L’intégrité des responsables et le combat de la fraude sous toutes ses formes ;

    • Le maintien d’une Belgique unie avec plus d’ouverture, de tolérance et de solidarité;

    • Le renforcement des valeurs familiales universellement reconnues.



    C’est dans cet objectif d’amélioration de la qualité de la vie de notre société que le Mouvement Pour l’Education compte s’investir encore plus dans la vie politique et sociale de notre pays. Si ce parti n’est représenté, pour le moment, que dans la province de Liège, son extension vers les autres provinces est déjà en marche et elle n’est plus qu’une question de temps.

    Le MPE est un parti ouvert à tous, sans exclusivité et il lance un appel à toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient s’investir dans le même combat que le sien, de le rejoindre, en demandant leur adhésion. Plus nombreux nous sommes, plus vite nous atteindrons nos objectifs qui seront bénéfiques pour toute notre société.

    Pour plus d’informations relatives à notre parti ou pour toute demande de renseignement, n’hésitez pas à consulter notre site internet : www.mpenet.org.

    Avant de terminer, je ne dois pas oublier celles et ceux qui nous ont rendu cette rencontre possible par leur organisation et leur travail laborieux durant plusieurs heures voire des nuits entières. A toutes et à tous, je vous dis : « merci ».


    Auteur : Mohamed Guermit
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