Les dérives de la campagne électorale.
Publié le: 12-06-2010  

Le jour J des élections est dans moins de vingt quatre heures et la campagne électorale vit ses derniers moments. Des esprits s’échauffent et des partis paniquent, surtout ceux qui, pour des raisons assez connues pour être rappelées ici, craignent la sanction de l’électeur. La hantise de la défaite fait perdre, à certains, toute lucidité que les élus de la nation sont censés avoir et met certains au bord de l’hystérie. Tout leur paraît permis et ils ne reculent derrière aucune mesquinerie pour s’attaquer à ceux qu’ils considèrent comme adversaires potentiels. La multiplication, ces derniers jours, de cas de violence et d’accusations arbitraires à l’égard de notre formation témoigne de la panique des « grands » partis qui, mandat après mandat, n’avaient fait que décevoir leurs électeurs. Pour être plus concrets, citons à titre d’exemples, non exhaustifs, les évènements suivants.

Dans son édition du vendredi 4 juin, la Meuse de Verviers publie un article intitulé « SMS intégriste d’un parti : il porte plainte » attribué à un certain « Raymond Jenadri » qui se présente comme étant libanais chrétien. Celui-ci prétend avoir reçu un SMS compromettant qu’il attribue, sans preuve, à notre parti et pour lequel il aurait déposé plainte auprès de la police de Pépinster.

Monsieur Raymond Jenadri devant l'affiche du MPEducation

Tout d’abord, je dois faire savoir, qu’il n’est pas de la déontologie de notre mouvement de s’attaquer aux personnes physiques aussi ignobles soient-elles, ni directement à un parti politique quel qu’il soit, mais bien aux idées et aux programmes. Cependant, l’ignominie de certaines personnes zélées nous a contraints à répondre aux accusations arbitraires qu’elles adressent à l’égard de notre formation, de même que de corriger les fausses informations qu’elles diffusent en collaborations de certains prétendus spécialistes, analystes ou simples journalistes.

Cette accusation grave non fondée et truffée de contradictions témoigne d’une débilité d’esprit manifeste de son auteur qui n’arrive même pas à contrôler ses fantasmes. Le diffamateur qui, dès le début de l’article ne trouve aucune gêne à brandir son communautarisme et à manifester sa haine importée de l’Etranger à l’égard des musulmans, vit toujours dans le cauchemar de la guerre civile qui avait frappé son pays dans les années septante.

Que cherche à nous prouver notre pauvre malheureux en évoquant un conflit propre à son pays, vieux de 25 ans où des chrétiens se battaient contre des chrétiens et des musulmans et de même pour les musulmans ? Et même si, comme le prétend Monsieur Jenadri, le conflit aurait été provoqué par les musulmans de son pays, ce qui reste à prouver, quelle relation existe-t-il entre ce conflit et les autres musulmans du monde ?

L’islamophobie de notre interlocuteur paraît tellement ancrée dans sa personnalité qu’il n’arrive même plus à la dissimuler sous sa diffamation, ni à distinguer entre une personne adepte d’une certaine religion et le parti qu’elle a fondé ou auquel elle appartient. Que pourrait-il dire d’un chrétien, par exemple, qui est membre d’un parti fondé par un agnostique ou un athée ?

Au lieu de tirer des conclusions si hâtives, le monsieur aurait du faire preuve de lucidité et bien analyser les données dont il disposait et au besoin demander des explications au parti qu’il soupçonnait être l’auteur.

Les incidents s’enchainent et se ressemblent. Le lundi 7 juin, ma voiture était stationnée sur la voie publique, un inconnu y a accroché une affiche d’un candidat du parti socialiste.

Le mardi 8 juin, l’un de nos candidats était en train de coller des affiches de nos candidats à l’un des panneaux d’affichage public à Welkenraedt. Soudain, une Peugeot 607 s’arrête devant. Un homme excité en sort et décolle les affiches avec une violence inouïe et les jette par terre.

En réponse à la demande d’explication de son geste, le monsieur dit :

« Je suis le bourgmestre de Welkenraedt. Je fais ce que je veux. De toute façon, le parti socialiste est majoritaire, ici. On affiche où l’on veut et il est hors de question que tu affiches sur nos affiches. De toute façon, ces panneaux sont pour les quatre grands partis. Si vous voulez adhérer à un parti ou faire la politique, retournez dans votre pays ! », des propos antidémocratiques, racistes et xénophobes de la part de l’un des élus de la nation.


Le candidat Adil Idrissi sur le lieu de son agression par le Bourgmestre de Welkenraedt.


Notre candidat appelle le 101 et leur fait part de l’incident. 3 fourgonnettes de police arrivent immédiatement et le bourgmestre se retire. En demandant de déposer plainte, la police refuse en argumentant que Welkenraedt est la ville du bourgmestre et qu’il fallait s’adresser à la police d’une autre commune.

Notre mouvement condamne avec force cette violence à l’égard d’un citoyen qui ne faisait que son devoir de candidat à des élections démocratiques dans un pays libre. Si Monsieur le Bourgmestre n’avait, auparavant, annoncé sa couleur politique, on aurait cru être en présence d'un membre de l’Extrême Droite.


Les affiches des candidats MPEducation déchirées par le Bourgmestre de Welkenraedt et jetées par terre.


Les dérives et incivilités rencontrées durant cette brève campagne électorale, sont assez nombreuses pour qu'elles soient évoquées dans cet espace. Aujourd’hui, tout ceci commence à se classer dans les archives. La parole est, désormais, donnée au citoyen pour mettre en place une équipe dirigeante responsable et intègre qui s’engage à sauver notre pays de l’éclatement et de l’effondrement auxquels les partis politiques qui s’étaient succédées au pouvoir durant des décennies, l’ont mené.
Auteur : Mohamed Guermit
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