Exigeons ensemble une politique de valeurs pour les communales de 2018 !
Publié le: 09-04-2017  

Notre pays a droit à une meilleure gestion de ses ressources. Que les élu(e)s du peuple, censés l'aider à reconstruire un meilleur avenir, se transforment en de véritables prédateurs, ceci ne devrait laisser personne indifférent. Une réflexion profonde s'impose afin de relever les failles du système et de reconstruire une société plus saine.




De nos jours, parler de politique devient un exercice extrêmement délicat. La violence des réactions dépasse souvent le débat intellectuel, sensé être l’outil principal de nos institutions politiques modernes pour l’acquisition du soutien des citoyens. Les déceptions trop nombreuses, pour ne pas en faire une généralité, que nos élus, par leurs comportements douteux et irresponsables, ont gravées dans les esprits des citoyens, ont été les vrais moteurs de la méfiance accrue à l’égard de la politique.

Durant des décennies, une relation de cause à effet, bien solide, s’est nouée entre politique et corruption, de même qu’entre politique et scandales financiers. De l’affaire Agusta durant les années nonante à Publifin en 2017 en passant par le LuxLeaks, le PanamGate, le KazakGate et la liste est encore trop longue pour la citer ici, les affaires font désormais partie intégrante du pouvoir. Le citoyen, qui vit au jour le jour, dans un stress quasi permanent de perdre son emploi s’il en a un et qui subit des cures successives ne se voit plus vivre dans le même monde que ses mandataires qui cumulent plusieurs postes et qui bénéficient de rémunérations incroyablement élevées.

Réduire le pays à une tarte autour de laquelle se rassemblent des affairistes cherchant à assouvir un appétit insatiable est loin de rencontrer l’éthique d’une politique saine.

Les promesses farfelues, parfois à la limite du réalisme, voire relevant de l’utopie, soufflées dans le vent une fois le bulletin déposé dans l’urne, avec lesquels s’arment beaucoup de candidats pour se faire élire, deviennent de plus en plus couplées à des pratiques mafieuses à la limite de l’escroquerie, après leur prise de pouvoir. Chaque scandale révélé par la presse ne fait que rajouter une couche à la déception du citoyen et dégringoler d’un niveau sa confiance envers les politiciens.

Les discours démagogiques que leurs formations manipulent à longueur d’année, avec une maitrise parfaite, ont l’art de détourner l’opinion publique des vraies préoccupations des citoyens vers des débats marginaux populistes destinés à dresser les différentes composantes de la société les unes contre les autres. Ainsi, la fracture de la population et sa division en communautés rivales et hostiles entre elles occulte l’intérêt que le citoyen pourrait apporter à la gestion des affaires publiques.

Entre-temps, les caisses de l’Etat sont en train d’être dévalisées et pillées par …, nos élus ! De l’aveu même de certains mandataires pris la main dans le sac, les emplois fictifs ne sont plus des pratiques isolées ou répressibles, ils deviennent presque la règle dans certains milieux. Faire fuir ses capitaux dans les paradis fiscaux, « oublier » de déclarer ses revenus durant une période qui peut aller jusqu’à 20 années successives, gonfler artificiellement les factures des dépenses publiques sont autant de moyens de détournement de fonds que le citoyen n’ignore plus grâce aux fréquentes révélations des media. Quant aux citoyens, ils sont condamnés à se serrer la ceinture, chaque année d’un cran car à chaque élaboration du budget annuel de l’Etat, nos élus doivent combler des trous de quelques milliards pour le round suivant.



Lassés de l’affairisme abject qui gangrène pratiquement tous les partis dont la longévité au pouvoir les a érodés et leur a fait perdre tout sens d’orientation éthique en croyant que tout leur était permis, nos concitoyens ont fini par rejeter en bloc toute référence à la politique. Aujourd’hui, les affirmations telles « ils sont tous les mêmes », « ils sont tous pourris » ou « la politique, c’est la pourriture » ne sont plus des cas isolés. La fuite de la jeunesse de l’engagement en politique n’est que la conséquence de ce climat de défiance.

Malgré le caractère obligatoire du vote dans notre pays, l’abstentionnisme et le vote blanc gagnent de plus en plus de terrain. Ainsi, le champ reste acquis aux barons des affaires, les vrais caïds, qui ont l’habitude de régner en seigneurs incontestés au sein de leurs seigneuries, n’épargnant aucun ménagement à s’attaquer à tout ce qui paraît à leurs yeux concurrent ou pourrait mettre en péril leurs intérêts personnels.

Barrer la route aux corrompus et aux affairistes devient une nécessité absolue et cela nécessite l’engagement des personnes intègres et compétentes. Il faut redonner à la politique son sens noble, celui d’être au service de la collectivité et de gérer ses intérêts et non celui de la considérer comme une opportunité à ne pas rater afin de s’enrichir ou de réaliser des projets personnels.


Certains n’y croient plus et sont prêts à accepter le statut quo, râler à chaque révélation de scandale puis le train passe et accepter de voir les mêmes pions changer de place sur un même échiquier.

Se retrouver à un niveau pareil de pessimisme ne saurait rendre aucun service ni au pays ni aux concitoyens ni à soi-même. Un comportement pareil est en vérité une complicité à la détérioration de la vie et de l’avenir de générations entières.

Agissons ensemble afin de rejeter, une fois pour toute, la politique des affaires et mettre en place une politique de valeurs à laquelle aspirent notre pays et nos concitoyens.

Apportez votre soutien au Mouvement Pour l’Education (MPE), par votre adhésion ou en lui faisant un don!
Et acheminons-nous ensemble vers les communales de 2018 !

Auteur : M. Guermit
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