Les scandales politiques, à répétition
Publié le: 05-11-2015  


    De l’affaire Agusta en 1994 au scandale des dépenses ministérielles excessives en matière de frais d’avocat de 2015, en passant successivement par les affaires de Charleroi, l’affaire du casino de Dinant, l’oubli de rentrer sa déclaration fiscale durant vingt années successives, le Kazakhgate, les caisses occultes des partis et j’en passe, notre pays n’en finit pas avec les scandales politiques, à répétition. Plus de vingt années d’affaires frauduleuses et très peu honorables au passif de notre petit pays, dont les élus de la nation en sont les auteurs.

    Aucun, parmi les « partis traditionnels », ne se trouve épargné, chacun d’eux a tenu à prendre sa part. Ce qui a jeté le discrédit sur toute la classe politique. Aujourd’hui, la réflexion la plus répandue, auprès du citoyen, est : « ils sont tous les mêmes, ils sont tous pourris!». C’est ce que nous entendons, régulièrement, lors de toute manifestation politique.

    Quel est le rôle ou plutôt la responsabilité du citoyen vis-à-vis de tels comportements honteux ? Certains seraient tentés de rejeter la responsabilité sur les seuls auteurs de ces pratiques qui n’obéissent à aucune éthique et qui sont condamnées par toutes les lois et tous les règlements. Cependant, la réalité est toute autre. Reprendre les mêmes formations politiques, à travers les urnes, et recommencer avec de nouvelles têtes, ne change en rien les choses.

    En effet, les magouilleurs n’agissent, généralement, pas seuls, mais avec des complices de leurs formations politiques, voire avec la bénédiction de ces dernières. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir les dignitaires de celles-ci voler à leur rescousse.

    Ainsi, afin de rejeter toute implication et toute complicité, le citoyen devrait sanctionner la formation impliquée dans l’un ou l’autre des scandales. Ceci rencontre parfaitement l’adage qui affirme : « comme vous êtes, vous serez gouvernés!»


    La chasse aux milliards égarés.


    Au moment où la grande majorité de la population se retrouve, chaque jour, contrainte à se serrer la ceinture d’un cran sous prétexte de l’assainissement des finances publiques, d’autres se permettent de jouer, à leur guise, de l’argent du contribuable, sans aucun scrupule. Et si, par mégarde, ils se font prendre la main dans le sac, c’est simple ils n’auront qu’à crier : « ce n’est pas moi, c’est les autres !». Moi, je ne fais qu’empocher les gros sous mais ce sont les autres qui travaillent et qui endossent la responsabilité !

    Une manne d’un demi-million d’euros de frais d’avocat, pour un seul ministère dont la générosité n’est plus à démontrer, surtout après son offre d’une rétribution défiant toute concurrence de 385 € l’heure, laisse beaucoup de citoyens rêver, eux dont le salaire horaire moyen brut n’est que de 21,8 €.

    La recherche perpétuelle de milliards d’euros afin de combler les trous budgétaires peut désormais être mieux comprise par le citoyen, même s’il la désapprouve. La hausse des accises sur le diesel, le saut d’index, l’augmentation de la TVA sur l’électricité, entre autres nouvelles recettes du gouvernement, soutirées directement de la poche des millions de citoyens de la classe moyenne, ne servent-ils pas à enrichir davantage certaines classes déjà aisées aux dépens de la majorité de la population ? Ou bien les enjeux sont tellement importants qu’ils justifient une pareille générosité ? Ce qui susciterait, d’ailleurs, de nouvelles interrogations.

Auteur : M. Guermit
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