La RTBF, Radio Mille Collines.
Publié le: 16-02-2010  

    Le mercredi 20 janvier 2010, la RTBF avait diffusé, dans son émission «question à la une» un reportage sulfureux sur le port du foulard à l’école. La chaine publique n’a pas renoncé à sa tradition de lynchage et de dénigrement de la communauté musulmane, la deuxième communauté religieuse du pays, en effectif.

    Afin de dresser l’opinion publique contre les intérêts musulmans, et par suite faciliter la spoliation de certains de leurs droits les plus précieux garantis par la Constitution, à savoir le droit à l’instruction et le droit à la liberté de culte, la journaliste n’a reculé devant aucune immoralité, mensonge, diffamation, menaces, …etc.

    Afin d’éclairer les téléspectateurs sur les mensonges et l’inversion des réalités contenus dans ce reportage, Monsieur Mohamed Guermit, le professeur de religion islamique de l’école concernée et la personne qui a subi l’acharnement le plus sauvage de la part de Pascale Bourgaux, nous prie de diffuser le droit de réponse suivant :







     
    Pascale Bourgaux, journaliste RTBF et réalisatrice du reportage.
     
    Mohamed Guermit professeur de religion islamique de AR Verdi à Verviers.


    Le mercredi 20 janvier 2010, la RTBF avait diffusé, dans son émission « question à la une » un reportage sulfureux sur le port du foulard à l’école. Comme de coutume, la chaine de télévision publique n'a pas hésité à déverser son lot de lynchage et de dénigrement de la communauté musulmane, la deuxième communauté religieuse du pays, en effectif. Dresser une communauté contre une autre devient son jeu favori, ce qui lui avait valu le titre, bien mérité, de « Radio Mille Collines » octroyé, dans d’autres circonstances, par Monsieur le premier ministre Yves Leterme.




    Le tournage avait eu lieu les lundi 16 et mardi 17 novembre 2009 à l'Athénée Royal VERDI de Verviers, l'une des rares écoles de la Communauté Française dont les portes sont encore ouvertes aux filles portant le foulard. Le passage de la RTBF à cet établissement annonce des jours sombres pour l'avenir, tout comme l'était son modèle à quelques milliers de kilomètres au sud, il y a un peu plus d'une quinzaine d'années.


    Afin d’éclairer les téléspectateurs sur les mensonges et l’inversion des réalités contenus dans ce reportage, Je tiens à apporter les précisions suivantes.

    L’Islam qui, depuis son avènement, a été sensible à la condition de la femme et lui avait apporté les réformes qui s’imposaient, au moment où le monde occidental était plongé dans son obscurantisme et s’interrogeait si la femme était bien un être humain doté d’une âme humaine comme l’homme, est présenté comme une source rétrograde qui humilie la femme et la dépouille de ses droits.

    L’histoire nous apprend que jamais des communautés différentes, juives, chrétiennes et musulmanes n’avaient connu une tolérance et une cohabitation pacifique semblables à celles qui sévissaient durant le règne de la civilisation musulmane, notamment en Espagne musulmane.

    Les écoles et les universités musulmanes accueillaient tous ceux et toutes celles qui cherchaient le savoir sans distinction de race ni de religion. L’histoire ne nous rapporte aucune condition d’admission, relative à l’habillement ou aux idées que portaient leurs étudiants.

    Tant les postes politiques qu'académiques étaient attribués aux personnes compétentes sans distinction ni de race ni de religion ni autre. Ainsi, on trouvait des hauts responsables qui entouraient le calife (le chef suprême) qui étaient chrétiens et juifs sans que cela n’ait été contesté.






    Que l'établissement cherche, aujourd'hui, à renoncer à la tolérance qui l'avait toujours caractérisé, ceci est regrettable. Il est d'autant plus désolant que pour préparer son opinion publique il invite la RTBF et organise un simulacre de débat où le principal acteur est une personne contestée au sein de la communauté musulmane de Verviers, sur un sujet qui concerne en premier chef les élèves et le prof de religion islamique sans que personne de ceux-là ne soit informé.





    Deux semaines plus tôt, lors de la journée pédagogique du 30 octobre 2009, certains collègues avaient souhaité inviter Karima, la personne en question, verviétoise d’origine marocaine qui aurait subi des violences familiales et qui avait écrit un livre relatant cela. Sans l’avoir jamais rencontrée, mais possédant quelques renseignements sur elle, j’avais déconseillé l’invitation de la jeune femme qui, selon moi, serait perçue, par les parents des élèves musulmans, comme un affront aux musulmans de Verviers dont beaucoup d’enfants fréquentent notre établissement. Finalement, le débat a tourné au scandale et, selon les élèves présents, il a tourné au règlement de compte entre familles et voisins, que la journaliste s’est abstenue de diffuser
     
    Karima, l’invitée d’honneur du reportage


    Quoique bien connus les montages et les découpages qu’opèrent habituellement les journalistes lors de leurs reportages ainsi que leur subjectivité traditionnelle, Pascale Bourgaux, la réalisatrice du reportage, avait enfreint toutes les limites et fait preuve d’un cynisme aveugle en s’acharnant comme un rapace enragé sur une communauté et tout ce qui la représente, pour la seule raison qu’elle ne partage pas avec elle les mêmes valeurs et les mêmes principes. La présenter comme une ennemie de la femme, qui l’opprime en lui imposant le port du foulard, lui impose un mari qu’elle n’aime pas, la considère inférieure à l’homme, relève de la pure diffamation.

    Comme dans toute autre communauté, il y a des valeurs et des principes qui engendrent des règles et des lois que certains n’hésitent pas à enfreindre. Avons-nous le droit d’établir une généralité à partir de cas isolés ? Quelqu’un pourrait-il traiter tous les belges de pédophiles uniquement parce que Marc Dutroux est un belge ?

    Par ses méthodes machiavéliques dont certaines sont visibles dans le reportage même, telles la déformation des propos des acteurs et leur stigmatisation par la suite, l’inversion des rôles en distribuant les cartes de bonnes et de mauvaises musulmanes sur les élèves et ensuite attribuer cette manœuvre à l’enseignant et crier au scandale, et enfin faire du porte à porte auprès des différents responsables comme un marchand ambulant dont la marchandise n’est que des diffamations ignobles étalées sur un présentoir de séquences tronquées, afin de faire porter la responsabilité des malheurs présumés des « pauvres » filles « contraintes » de porter le foulard et pour lesquelles la « généreuse » illuminée est venue apporter bonheur et liberté ; la journaliste n’aura fait que confirmer son discrédit aux yeux de tous les citoyens avertis.





     
    Pascale Bourgaux chez l’Inspecteur de religion islamique
     
    Pascale Bourgaux chez la Ministre de l’enseignement
     
    Pascale Bourgaux pratiquant le porte à porte pour vendre sa marchandise pourrie


    Dans l’un de ses versets, le Coran appelle les gens à la prudence vis-à-vis de media pareilles, en disant :


    « Ô vous qui avez cru ! Si une personne mal intentionnée vous apporte une nouvelle, vérifiez-la [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens (innocents) et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait ».


    Mal intentionnée ? Madame Bourgaux l’est pleinement. Afin de s’ériger en star et s’approcher de certains partis politiques, peu soucieux des droits de l’homme ni même de la Constitution, qui appellent à l’interdiction hâtive du foulard à l’école, elle n’hésite pas à user de méthodes d’un autre âge telles que l’intimidation et les menaces à l’égard de ceux qui osent manifester une autre vision.

    L’ère des accusations gratuites d’extrémisme, de fondamentalisme et d’intégrisme est révolue. Aujourd’hui, ce sont plutôt les preuves qui doivent parler.

    Après plus de 25 ans de service dans l’enseignement et de travail associatif en Belgique dans différents établissements, dans différentes villes et différentes provinces, il fallait attendre madame Bourgaux pour découvrir l’extrémisme qui la hante. Scandaleux !

    Pour avoir, suite à sa question sur le statut du port du foulard en Islam, affirmé que cette religion le considère comme obligatoire, l’homme est subitement réduit en détenteur de tous les « ismes ».

    Quant à la condamnation pour avoir traité avec les élèves du sujet du port du voile sous prétexte que celui-ci ne figure pas dans le programme, elle me paraît totalement injustifiée. D’une part, le sujet que j’avais voulu débattre avec les élèves était à l’occasion du passage de la caméra qui tournait sur ce sujet. D’autre part, pourrait-on concevoir le muselage de la seule personne, dans l’établissement, à qui lui est confiée la mission d’enseigner l’éducation et la civilisation islamiques et inviter une personne extérieure sans formation ni compétence pour faire parler sa haine devant un auditoire composé d’élèves de sa famille et de ses voisins qui ne lui réservent aucune sympathie ? Enfin, même si le sujet traité a été décidé le jour même, en l’occasion, il n’est pas du tout absent du programme dont je dispose. Le port du foulard fait bien partie de l’habillement de la femme qui est mentionné dans le programme, comme indiqué ci-dessous.






     
    Programme de religion islamique 2000/2001
     
    page 25 : Pudeur et décence en Islam




    Tandis que la notion de péché en quoi la journaliste a trouvé une aubaine pour sa pitoyable propagande, il faut la mettre dans son contexte.

    - La journaliste m’interroge au sujet du statut du foulard en Islam.
    Je lui réponds que, selon l’Islam, il est obligatoire et je site les preuves notamment des paroles du prophète en s’adressant à sa belle sœur Asma.

    - La journaliste poursuit : « il y a des musulmanes qui ne portent pas le foulard et qui se disent musulmanes ».
    Cette affirmation est une provocation pour faire éclater le « scandale » qu’elle cherchait. Elle s’attendait à une réponse style « non, celles-ci ne sont pas musulmanes » ou « ne sont pas de bonnes musulmanes »

    Ma réponse a été : « lorsqu’on est musulman cela ne veut pas dire qu’on est parfait ou que l’on est un ange. Il y a des musulmans qui ne prient pas, d’autres qui volent, et d’autres qui … Ce n’est pas pour ça qu’ils ne sont pas musulmans. Ils sont des musulmans mais ils commettent des péchés ».

    - La journaliste trouve en quoi elle s’accroche : « donc, quand on n’est pas voilée on commet un péché, on est imparfait ?

    « Effectivement, lorsqu’on est musulmane et on ne met pas le foulard on commet un péché »

    Et la journaliste commence à distribuer aux filles les titres de « bonnes » et de « mauvaises » musulmanes et c’est le professeur qui est accusé de cela.

    Etre musulman et commettre des péchés, il n’y a pas de plus normal. Sur ce point, notre prophète déclare :


    « Tous les enfants d'Adam commettent des péchés. Mais les meilleurs des pécheurs sont ceux qui se repentent. »






    Quant aux prétendues idées dangereuses que le professeur propagerait, c’est du fantasme.
    Peuvent-ils définir ces idées dangereuses, qui relèveraient de l’intégrisme et de l’extrémisme ? En tout cas, durant mes 10 années de service dans l’établissement, au sein duquel mes filles portaient le foulard durant toute leur scolarité sans problème, je n’avais jamais eu aucun reproche ni de la part du chef d’établissement, ni de celle de l’inspecteur, ni de celle des collègues, ni de celle des élèves, ni enfin de celle des autres membres du personnel de l’école.
     
    Rapport du chef d’établissement








    Rapport d’inspection du 19 mai 2003, recto
     
     
    Rapport d’inspection du 19 mai 2003, verso
    Appréciations de l’inspection


    D’autre part, répondre aux questions posées sur l’Islam en citant la position de celui-ci ainsi que les sources et références c’est propager des idées dangereuses ? Même en cas de désaccord, ce qui n’est pas l’apanage de l’Islam ou des musulmans, la liberté d’expression fait partie des principes démocratiques que tout le monde doit respecter.

    Pour le voyage à Auschwitz, la journaliste demande pourquoi les parents empêchent leurs filles d’y participer, tenter de comprendre leurs décisions devient une caricature. Bien sûr, la journaliste n’a pas jugé bon de maintenir, dans le reportage, mon appel à la participation à ce voyage et que moi-même j’y participe dans l’espoir d’encourager certains parents à autoriser leurs filles et certains l’ont fait. Bien que le voyage ne soit pas obligatoire on en fait un scandale et des collègues n’hésitent pas à crier à l’obscurantisme !

    L’ironie du sort est que le même processus se répète, mais cette fois ci dans le sens inverse. Des parents non musulmans empêchent leurs enfants de participer à un voyage organisé, en collaboration entre le professeur de religion islamique et celui d’histoire, bien avant la diffusion du reportage, pour aller visiter un musée et le centre islamique de Bruxelles. La raison évoquée par les opposants est qu’ils ne veulent pas que leurs enfants rentrent dans une mosquée !





    Quant à la pétition rédigée par certains élèves de deuxième et troisième années pour demander de la viande « halal », je la trouve, malgré tout, une initiative courageuse qui pourrait s’inscrire dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté. Cette dernière qui vise à faire de nos élèves des citoyens responsables qui peuvent prendre des initiatives pour servir la collectivité, se manifeste au sein de notre établissement sous différents aspects parmi lesquels la participation active des élèves de religion islamique, d’une manière continue depuis 7 années successives, à la journée « portes ouvertes » de l’école. L’expérience a montré que c’est une excellente manière d’introduire la notion de démocratie auprès des élèves. Donc, malgré la difficulté de sa faisabilité, l’initiative en question mérite d’être encouragée
    .
    Journée « Portes Ouvertes » à VERDI en 2007.
     


    Au sujet du climat qui régnait au sein de notre établissement, je tiens à souligner le bon vivre que j’ai connu durant mes dix dernières années. Rares étaient les écoles qui pouvaient rivaliser avec la notre. Durant les 25 années de ma carrière, en tant que professeur de religion islamique ou de Mathématiques je n’en avais connues que très peu. Pas de conflit ni entre élèves ni entre les membres du personnel, ni entre musulmans et non musulmans, ni entre filles portant le foulard et celles qui ne le portent pas. Les élèves musulmans étaient bien intégrés et avec un niveau intellectuel comparable à celui des autres voire meilleur.

    Malheureusement, après le passage de la RTBF, tout cela risque de faire partie de l’histoire.

    Quant au parti « islamiste » que j’ai fondé, je vous laisse le soin de découvrir, à travers notre site internet :

    http://www.mpenet.org


    ce qui a permis à Madame Bourgaux de lui attribuer cette qualification. Le MPE est un parti qui appelle à l’éducation responsable, à l’égalité de tous face aux droits et aux obligations. Certes les valeurs auxquelles appelle notre parti se retrouvent dans l’Islam. Quant à l’égalité, le prophète de l’Islam déclare:

    « Ô hommes ! Certes votre Seigneur est un et votre aïeul est un. L’Arabe n’a pas de mérite sur le non-Arabe, ni celui-ci sur l’Arabe, le blanc n’a pas de mérite sur le noir, ni celui-ci sur le blanc ; sauf par la piété ».


    L’appel à la justice se retrouve dans le verset suivant :


    « Et que la haine envers un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété. »

    Cela suffirait-il pour traiter le parti d’islamiste ? L’égalité et la justice ne sont-elles pas des valeurs universelles ?

    Si notre parti insiste sur ces valeurs c’est parce qu’elles sont les plus bafouées dans notre société. La discrimination à l’égard des citoyens faibles fait légion. Le sexisme déguisé en liberté s’installe dans toutes les sphères de notre société. «Libérer la femme » en la rejetant dans la sphère de l’ignorance et de la précarité. « Ton foulard ou tes études ! ». « Ton foulard ou ton travail ! » Toi qui porte le foulard tu n’as pas droit à l’instruction, tu dois rester ignorante ; tu n’as pas droit à une vie décente, tu as droit à la précarité ! Finalement, a-t-elle droit à la vie ? Certains revendiquent son interdiction même sur la voie publique; tout cela au nom de sa « libération ».


    Malgré l’interdiction de la plupart des écoles de la communauté française du foulard islamique, notre établissement continuait à l’autoriser par respect de la Constitution et des différents traités internationaux signés par notre pays. De même, « l’objectif était de donner la possibilité à tous de se préparer à des études supérieures ou universitaires », objectif louable et ne pouvant témoigner que d’une grande ouverture d’esprit et de refus de l’injustice. Tout le monde jouissait de la liberté garantie par la Constitution. Toute contrainte est rejetée, comme il a été précisé par le chef d’établissement : « si une est contrainte c’est trop ! » Mon espoir serait que ce principe aille dans les deux sens. Aucune fille ne doit être contrainte de mettre un foulard. De même, aucune ne devrait être contrainte de ne pas le mettre
    Ci-contre : Claudine Baiverlin, Préfète de l’AR Verdi de Verviers.



    Enfin, permettez-moi de rappeler, notamment à ceux qui seront appelés à se prononcer sur l’interdiction du foulard, soit au niveau local soit un niveau plus vaste, de prendre en compte les articles de la Constitution pour laquelle chaque employé a prêté serment de respect et fidélité.


    • Art. 11 : La jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges doit être assurée sans discrimination. A cette fin, la loi et le décret garantissent notamment les droits et libertés des minorités idéologiques et philosophiques.

    • Art. 19 : La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des délits commis à l'occasion de l'usage de ces libertés.

    • Art. 24
      • § 1er. L'enseignement est libre; toute mesure préventive est interdite; la répression des délits n'est réglée que par la loi ou le décret.

      • La communauté assure le libre choix des parents.

      • La communauté organise un enseignement qui est neutre. La neutralité implique notamment le respect des conceptions philosophiques, idéologiques ou religieuses des parents et des élèves.

      • Les écoles organisées par les pouvoirs publics offrent, jusqu'à la fin de l'obligation scolaire, le choix entre l'enseignement d'une des religions reconnues et celui de la morale non confessionnelle.


    Enfin, je ne devrais pas oublier les quelques rares témoignages positifs, dont je tiens à saluer les auteurs, qui n’avaient pas succombé à la propagande du reportage et qui avaient manifesté le courage de dénoncer les abus et l’exclusion à l’égard des victimes innocentes que sont les filles voilées.

    Aujourd’hui, aux musulmans de faire leur choix entre les options qui leur sont offertes :

    1. Se dissoudre complètement dans le groupe majoritaire de la société, faire table rase de leurs valeurs et principes et les remplacer par de nouveaux, dans l’espoir d’être acceptés par le groupe dominant ;

    2. faire preuve de maturité et s’organiser pour créer ses propres institutions, scolaires, politiques, sanitaires et autres. Cette option nécessite beaucoup d’effort et de sacrifices que seuls les endurants pourraient supporter.

    3. Refuser les deux options précédentes pour se constituer en une communauté marginalisée qui n’aura profité ni de son passé glorieux ni de la modernité de l’époque où elle vit.

    Le temps est loin de jouer en faveur de notre communauté. Chaque jour qui passe est une opportunité de moins pour la réalisation de son avenir.

Auteur : Mohammed GUERMIT
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