Vers où se dirige la démocratie, en Egypte?
Publié le: 25-07-2013  
    Si de nos jours, la démocratie en tant que système politique ne fait plus l’objet de polémique, sa perception auprès de ses promoteurs même et surtout sa mise en pratique restent malgré tout très problématiques. Le respect des libertés individuelles et médiatiques ainsi que la liberté des peuples à choisir leurs dirigeants à travers des élections libres font encore l’objet de bien de controverses. Les violations des règles démocratiques, souvent sous couvert de défense de la démocratie-même ou tout autre prétexte, font encore légion et trouvent encore des interprétations auprès de prétendus partisans de ce système. Le coup d’Etat mené par l’Armée égyptienne contre le docteur Mohamed Morsi, le seul président démocratiquement élu de l’Egypte, en constitue l’illustration la plus récente.





    Le général Al-Sissi annonce sa feuille de route, le renversement de Morsi
    et la suspension de la Constitution, en présence de Messieurs
    Ahmed Attayyib, le Recteur de l'Université d'Al-Azhar,
    du Pape des coptes et du président du parti salafiste Al-Nour.

    Paradoxalement, ce rapt du pouvoir a été perçu comme un soulagement de la part de beaucoup d’acteurs de la scène internationale et en tout cas il n’a pas déclenché de réprobations sérieuses comparables à celles émises généralement quand les urnes se prononcent en faveur des « islamistes ». Des applaudissements de joie soutenus de récompenses juteuses à la simple reconnaissance de la nouvelle junte sous prétexte d’affaires internes ou de légitimité acquise des manifestations de rue aux condamnations timides et partisanes laissant entrevoir une reconnaissance dissimulée du nouveau régime.

    Drôle de logique que des médias de renom et des personnalités politiques de certaines démocraties occidentales n’hésitent pas à relayer sans la moindre pudeur. Pire encore, ils refusent de qualifier de « coup d’Etat » le renversement par les militaires du président légitime.

    Depuis quand la démocratie occidentale a-t-elle remplacé, dans son répertoire, le verdict des urnes par celui de la rue ? Ces mêmes personnes auraient-elles accepté le renversement, par exemple, du président français par les militaires sous prétexte que la majorité du peuple ne lui faisait plus confiance ? En effet, selon le journal « Le Monde » du 26 juin 2013, de la même semaine que les événements tragiques d’Egypte, le président français François Hollande ne bénéficiait plus que de 26 % d'opinions favorables, contre 73% des Français qui se déclaraient "mécontents".
    La légitimité du président Morsi ne pourrait être attaquée sur aucun plan. C’est une légitimité acquise et confirmée à 3 reprises par les urnes. Les 2 tours des présidentielles de juin 2012 et le référendum de novembre 2012 sur la Constitution ont balayé toutes les prétentions de représentation frauduleuse du peuple égyptien et ont accordé les pleins pouvoirs au docteur Mohamed Morsi comme président, pour un mandat de 4 années renouvelable.

    Pour la première fois dans l’histoire du pays, les scrutins staliniens, familiers de la plupart des régimes totalitaires tels celui de l’Egypte des militaires, qui chantent à la gloire du Guide Suprême et dont les scores ne pouvaient se satisfaire de moins de 90% (pour être modeste et ne pas dire 99.9%) en sa faveur, ont cédé la place à un scrutin honorable digne des grandes démocraties avec un score de 52% en faveur du président Morsi.


    Dr Mohamed Morsi : le président démocratiquement élu d’Egypte,
    en juin 2012.




    Le rassemblement à la place Tahrir du Caire
    des opposants au président Morsi.
    Après la reconnaissance officielle de leur défaite dans les urnes, les candidats malheureux, et ils sont nombreux, ont décidé de réunir leurs forces et de passer outre le choix du peuple. Se sentant suffisamment forts par la présence de l’armée et des puissances occidentales à leur côté et par suite ne s’attendant à aucune représaille sérieuse et énergique de la part de ces dernières, ils ont œuvré au renversement du vainqueur par la violence, faisant fi tant de la démocratie que de la dignité de tout un peuple en lui imposant un autre choix que le sien.

    Le scénario minable, faisant croire à la destitution du président élu par une seconde révolution populaire de plusieurs millions de manifestants à la place Tahrir, ne pouvait convaincre même pas ceux qui l’avaient inventé. Il a cependant servi de maquillage à leur action subversive et au piétinement des valeurs reconnues et adoptées par tous.




    Le rassemblement des pro Morsi protestant contre le coup d'Etat
    et exigeant le rétablissement du président démocratiquement élu..




    Considérant comme acquise la spoliation du pouvoir, le général putschiste avance dans sa feuille de route vers le volet de nettoyage du peuple égyptien et l’élimination physique de la catégorie considérée comme mauvaise qu’il qualifie de terroriste à savoir ceux qui se dressent comme des obstacles à ses ambitions.

    Aveuglé par la force militaire que le Président lui avait confiée quelques mois plus tôt, le général multiplie les gestes de despotisme faisant comprendre à ses pions que malgré les postes officiels il reste le véritable chef du pays. Officiellement cumulant les postes de chef des armées, de ministre de la défense et de vice premier ministre, il n’est pas habilité à court-circuiter sa hiérarchie.


    Le président Morsi confie l'Armée égyptienne au général Al-Sissi






    Le général Sissi appelle ses partisans à manifester le vendredi 26 juillet
    pour lui donner mandat de combattre le terrorisme.
    L’appel adressé le mercredi 24 juillet au peuple de descendre dans la rue le vendredi 26 juillet pour lui manifester son soutien et lui donner mandat de combattre le terrorisme est un geste grave à plus d’un titre.

    D’une part, par ce geste, il confirme que le « juge » Adly Mansour (Président par interim), le « Prix Nobel de la Paix » Mohamed El-Baradei (Vice-Président) et « l’économiste » Hazim El-Bablaoui (Premier Ministre), avides de pouvoir les uns autant que les autres, ne sont que des marionnettes qu’il a placées à la tête de l’Etat comme objets de décoration, sans réel pouvoir. Et malgré tout, gare à celui qui n’applaudit pas les initiatives « sages » du Guide !

    D’autre part, qualifier la moitié du peuple égyptien de terroristes ouvre la voie au massacre du peuple égyptien par son armée sensée le défendre et le protéger. Malgré que presque la totalité des victimes des derniers événements soient dans les rangs des pro Morsi, le général attribue la responsabilité des violences à ces manifestants pacifiques et appelle à leur extermination.



    La place Tahrir va-t-elle devenir la réplique de la place Firdaws de Baghdad qui avait acclamé l’arrivée de l’armée américaine pour "libérer" le pays de son dictateur. Dix ans après, le dictateur a été remplacé par un autre très peu soucieux de l’intérêt de la population et le pays, jadis prospère à de nombreux points de vue, devient une poudrière inhabitable. Quant à ceux qui avaient servi de paravent pour la destruction de l’Irak, et leurs comparses qui veulent détruire aujourd'hui l'Egypte, la justice de l’histoire ne les abandonnera jamais.


    Adly Mansour, et Hazim El Beblawi,
    aux postes respectifs de Président de l'Etat et de 1er Ministre
    de la junte.
    Le caractère tabou du sang égyptien est en train de voler en éclat et le spectre de guerre civile, qui ne ferait que détruire le pays comme l’ont été d’autres avant lui, est en train de se préciser chaque jour davantage. Face à la répression sanglante envisagée par le général et qu’il cherche à maquiller par un mandat qu’il demande à ses partisans par leur descente dans la rue, le pacifisme des protestataires n’aurait plus aucune raison d’être. Les appels incessants des dirigeants du mouvement pour la restauration de la légitimité à la retenue de leurs fidèles se retrouveraient confrontés à la réalité de la répression sanglante des adversaires de la légalité.


    A qui profite le crime ?
    Face à la cacophonie mise en place délibérément par le général, beaucoup s’interrogent sur le véritable bénéficiaire de cette prise de pouvoir par la force. Qui aurait pu être l’instigateur réel du putsch ? Quant aux militaires, ils présentent leur folie meurtrière, qui a déjà cueilli la vie de plus de cent cinquante victimes innocentes, dont la plupart dans les rangs de ceux qui revendiquent la légalité et la légitimité, comme étant la continuité de la révolution du 25 janvier contre le régime de Moubarak. Autrement dit, leur action n’aurait été qu’un soutien logistique à la volonté du peuple exprimée dans la manifestation du 30 juin 2013 réclamant le départ du président.

    Rien n’est moins sûr.

    D’une part, le peuple égyptien qui a tout sacrifié pour se débarrasser du pouvoir des militaires l’ayant maintenu, durant des dizaines d’années, dans le sous-développement, la corruption et la pauvreté, ne pourrait en aucun cas les mandater pour une nouvelle expérience.

    D’autre part, même en croyant en la spontanéité des manifestations anti Morsi, qui aurait donné mandat aux militaires de démettre leur chef, élu démocratiquement par le peuple et de prendre la destinée du pays ? Qui leur aurait donné droit d’amender la Constitution, approuvée par 60% de la population ?



    Enfin, tout montre que le coup d’Etat était planifié de longue date, en tout cas avant la manifestation du 30 juin prise comme référence, peut-être même depuis les élections présidentielles.

    Tout va à l’encontre de la thèse officielle des militaires. Dès ses premiers pas dans la voie de l’illégalité, l’Armée retrouve ses vieilles méthodes de massacre de la population et de bâillonnement des voix qui ne chantent pas à leur gloire, après que le pays ait commencé à respirer l’air de la liberté d’expression, et reprend sa répression sanglante contre le peuple dont le seul crime est d’avoir rejeté la velléité du général.


    Un blindé de l'armée égyptienne, au Caire, avant les manifestations
    du 30 juin contre
    le président Mohamed Morsi


    Néanmoins, les arguments du général ont réussi à convaincre certains faibles d’esprits traditionnellement réfugiés auprès du plus fort. Parmi ceux qui ne se sont pas forcés à montrer un semblant de dignité en refusant la confiscation de la voie du peuple exprimée à travers les urnes, les représentants de l’islam des généraux, les coptes et les israéliens. Si les 2 premiers avaient donné leur bénédiction, en direct, lors du communiqué d’annonce du coup d’Etat, les derniers n’ont pu non plus garder, pour longtemps, leur joie dans la discrétion.

    Si la thèse des militaires se retrouve rejetée par tous les analystes de renom, quelles pourraient être les hypothèses sérieuses ayant cautionné cette confiscation par des voies illégales, illégitimes et anticonstitutionnelles ?





    Le général Ahmed Chafik,
    candidat malheureux aux
    présidentielles de juin 2012.
    Notons en premier lieu la grande frustration de l’armée, financée en partie par les USA pour avoir accepté de jouer le rôle de garant et de protecteur des accords de Camp David de 1979, laquelle depuis sa mise en déroute durant la guerre des 6 jours en 1967, n’a jamais essuyé une humiliation pareille à celle qu’elle venait de vivre ces deux dernières années.

    La chute de Moubarak en janvier 2011, suivie de la défaite de son candidat le général Ahmed Chafik, dernier premier ministre de l’ancien dictateur, aux présidentielles de 2012, l’ont plongée dans une grande consternation.

    Elle ne pouvait se satisfaire d’un rôle de second plan tel la défense du pays contre les agressions extérieures alors qu’elle constituait le véritable pilier dans la gestion du pays. C’est elle qui avait produit Nasser, Sadat, Moubarak et qui avait maintenu le pays durant une trentaine d’années en état d’urgence. Enfin, la recherche de son éloignement de la scène politique par le président nouvellement élu et son confinement à l’intérieur de ses casernes a été la goutte qui a fait déborder le vase.



    Quant à l’Occident qui misait sur son candidat Mohamed El-Baradei, l’ex président de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (A.I.E.A) , lui aussi a subi un sérieux revers, surtout par l’arrivée à la tête du pays de quelqu’un qu’ils qualifient d’islamiste, au moment où la répression au nom de la lutte contre l’islamisme ne connait plus de clandestinité dans le monde dit libre.

    Tout le monde connaît le passé de cet homme dont les Américains avaient usé de la docilité ainsi que de celle de ses inspecteurs à fond pour détruire l’Irak, puis a été récompensé en 2005, pour services rendus, par l’attribution du prix Nobel de la paix, pour être finalement parachuté dans son pays d’origine en 2009, afin de rendre de nouveaux services peut-être plus importants encore que ce qu’il a déjà rendus, avec la succession possible d’un Moubarak en pleine tourmente.


    Le prix Nobel de la paix, Mohamed
    El-Baradei, rejeté par les urnes,
    nommé au poste de vice-président
    par la junte.


    N’ayant pu arriver à dépasser la première étape de la collecte des signatures de parrainage, il se retrouve automatiquement rejeté par les urnes. Il est alors porté sur les chars de Sissi pour le poste de vice-président, dépassant toutes les contraintes des urnes qui ne lui avaient laissé aucune chance d’accéder au pouvoir. Finalement, le poste suprême se retrouve à portée de main.

    Le rêve va-t-il devenir réalité ? Rien ne plaide en faveur de cette éventualité. Le général a multiplié les gestes pour dissuader tout concurrent qui pourrait prendre plaisir à l’aventure. Il y une semaine, son porte parole faisait valoir son droit à se présenter comme candidat aux élections présidentielles s’il prenait sa retraite de la fonction militaire, comme s’il se souciait de la voie démocratique. Hier, il a court-circuité ses présumés supérieurs, comme il a été précisé plus haut.





    L'ex secrétaire général de
    la Ligue Arabe, Amr Moussa
    candidat malheureux aux
    présidentielles de juin 2012.
    Enfin les pays de la région, amis de l’ancien régime, qualifiés par l’Occident de « pays modérés », qui avaient placé leurs espoirs en leur candidat Amr Moussa, ex ministre des affaires étrangères du dictateur et ex secrétaire de la Ligue Arabe (organisation vide de contenu) n’avaient pas eu plus de chance que les précédents. Leur candidat ridiculisé lors du forum de Davos de 2009 , par la colère du premier ministre turc Tayyip Erdogan contre le soutien aveugle et inconditionnel de l’Occident à l’égal du régime sioniste qui piétine impunément toutes les lois et valeurs internationales, n’a pu dépasser le premier tour des présidentielles.

    Plus discrets durant l’année où Morsi était au pouvoir, ces pays ont été les premiers à applaudir le coup d’Etat.
    Leur joie était tellement démesurée qu’ils n’ont pu dissimuler où pratiquer la retenue. Ils ont été les premiers à reconnaître les putschistes arrivés au pouvoir, à les féliciter et à concrétiser tout cela par des récompenses substantielles. Les robinets ont été ouverts et les dollars ont commencé à couler à flots.

    L’Arabie Saoudite débloque 5 milliards dont 1 milliard en don non remboursable et 2 milliards en produits pétroliers. Les Emirats (Arabes Unis) participent avec 3 milliards dont 1 milliard en don non remboursable et 1 milliard en produits pétroliers et finalement le Koweit avec 4 milliards de dollars. Enfin, le Qatar qui était le seul présent avant le putsch continue à soutenir le peuple égyptien, tout en rejetant le coup d’Etat.





    Communiqué diffusé le 16 juillet 2013
    au nom des officiers de
    l'élite égyptienne condamnant
    le coup d'Etat du 3 juillet.
    L’alliance des 3 parties impliquées dans ce coup de force va-t-elle durer longtemps ? Rien ne pourrait le certifier. La seule quasi certitude réside dans le spectre de guerre civile qui se projette à l’horizon si le général Al-Sissi ne renonce pas à sa folie meurtrière. Selon certaines sources, certaines dissidences commencent à s’opérer au sein de cette armée qui fait la force du général.

    Mission de bons offices biaisée
    Des appels au dialogue, à la retenue et à la conciliation nationale sous l’égide d’Al Azhar sont diffusés par les promoteurs du putsch. L’institution d’Al-Azhar, dont le Chef était du côté des putschistes, détient-elle encore la crédibilité pour mener une mission de bons offices ? Tout le monde serait tenté de croire au bien fondé de ces appels. Cependant ce que dissimulent ces apparentes bonnes intentions c’est la reconnaissance du fait accompli en acceptant l’éviction du président et en donnant une légitimité au coup d’Etat.

    Le flou maintenu par les puissances occidentales et l’organisation des Nations Unies, à travers leurs déclarations et le refus de considérer le putsch comme tel ne fait que corroborer la thèse de leur implication directe dans la préparation et l’exécution du coup d’Etat. Leur appel hypocrite à l’organisation de nouvelles élections et au retour aux urnes au plus vite n’est qu’une image parmi d’autres de leur duplicité et de leur complicité dans le renversement de la légalité.


    Pourrons-nous voir, un jour, le « général » Al-Sissi, le « juge » Adly Mansour, le « Prix Nobel de la paix » El-Baraday, un jour à la place de l’ex-président de la Cote d’Ivoire Laurent Gbagbo, ou de l’ex-dictateur du Chili, le général Augusto Pinochet sur les bancs de la TPI (Tribunal Pénal International) pour crime contre l’Humanité ?

    L’appel à la contagion aux autres pays
    Contre vents et marrais, la plupart des urnes dans les pays musulmans témoignent, sans ambiguïté, de la grande confiance que les populations accordent aux islamistes. Leur sincérité et leur intégrité n’ont pas été érodées par les affaires et la corruption à l’image des partis ayant dirigé ces pays durant plusieurs décennies pour les mener finalement au fond du gouffre. Du coup, les grands spéculateurs internationaux, sentant leurs intérêts menacés, passent à l’offensive, par des moyens très peu orthodoxes et peu soucieux des droits des peuples à disposer de leur avenir.


    L’apparition de répliques du mouvement de protestation « Tamarrod » en Tunisie et dans d’autres pays, dans l’intention de remettre en question les résultats des urnes dans ces pays montre avec toute la clarté qu’il faut que les parrains de ces mouvements subversifs sont les mêmes et sont loin d’être des acteurs nationaux œuvrant pour le bien des pays et de leurs populations.

    Après l’éclaircie que les mouvements du printemps arabe avaient laissé entrevoir en 2011 et 2012, ces pays vont-ils replonger dans les abîmes des régimes totalitaires qu’on croyait révolus à jamais et aux guerres civiles des siècles passés ? C’est du moins l’objectif des ennemis de la démocratie et de la libération des peuples.


    Un mouvement «Tamarrod» essaye de se lancer en Tunisie.


    Cependant la roue de l’histoire pourrait-elle tourner en sens inverse et faire reculer l’histoire ? Très peu probable, plutôt impossible. A l’ère de la communication par excellence, les peuples ne sont plus disposés à accepter l’humiliation et la vie sous la dictature. A court ou à moyen terme, une guerre sans merci sera menée contre les discriminations de toutes natures et contre toute violation du verdict des urnes et les grandes puissances habituées à tirer les ficelles dans les coulisses seront contraintes à redéfinir leurs intérêts et les moyens d’action.
Auteur : M. Guermit
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