Bye-bye 2012 and welcome to 2013
Publié le: 02-01-2013  

Après 542 jours de vacance de pouvoir dans notre pays, l’année 2012 est venue comme une année d’espoir, surtout par son avènement après un accord, réalisé au forceps, sur la fameuse scission de l’arrondissement électoral « Bruxelles-Hal-Vilvorde », les 3 lettres (BHV) ayant envenimé la politique belge durant des années, jusqu’à la paralysie totale durant plus d’une année et demie.

L’euphorie n’a pas duré longtemps pour laisser la place à la réalité des choses. Le pays est tellement malade qu’un tel accord ne pouvait le mettre sur pied de si tôt. Le constat de l’état des lieux a révélé un désastre, à tous les niveaux.

Le volet économique, avec la fermeture ou la délocalisation de nombreuses entreprises qui avait mis sur le carreau plusieurs dizaines de milliers de travailleurs, a été le plus révélateur. Imputé généralement à la crise financière mondiale, ce volet économique est présenté aux citoyens comme une fatalité inévitable. Ainsi, pourrait-on occulter la responsabilité des politiques ayant amené le pays au bout du gouffre !

L’austérité, encore l’austérité et rien que l’austérité ! Tout le monde doit payer les pots cassés et se serrer la ceinture. Alors que durant les années de vaches grasses, c’étaient les dirigeants dont l’incompétence est révélée aujourd’hui au grand jour, qui en tiraient profit, essentiellement avec des salaires indécents équivalant parfois à des dizaines de fois celui du travailleur moyen et des parachutes dorés que ce dernier ne pourrait gagner durant toute sa vie de travail.


Pourquoi de telles indécences ? Pour la gravité de la responsabilité qu’ils supportent et les grands risques qu’ils encourent, nous dit-on ! De quelle responsabilité, parle-t-on, et à quels risques fait-on allusion, si ceux qui ont amené leurs entreprises à la faillite ne supportent aucun dommage ? Qui pourrait comprendre que DEXIA, laquelle pendant plusieurs années avait gaspillé l’épargne des belges dans sa politique de soutien à la colonisation sioniste des terres des palestiniens, continue encore à bénéficier des deniers du contribuable ? A noter que notre pays a marqué son accord pour une manne (à débourser) de quelques 6 milliards d’euros (à payer en 2013), pour soi disant mener à bien la faillite de celle-ci !

Quant à la solidarité entre les différentes couches sociales de notre population, elle est purement et simplement en train de voler en éclat. Au moment où la marge de l’emploi se rétrécit scandaleusement et le coût de la vie augmente sans cesse, les chômeurs se retrouvent obligés de trouver du travail, sous peine de suppression de leur indemnité de survie ! Le plus aisé rejette la responsabilité de la crise sur le plus démuni et le traite de fainéantise. Ainsi la fracture de notre société en classes rivales qui ne pourrait être à la faveur d’aucune d’elles.

Enfin, la régression de la démocratie, orchestrée par ceux qui craignent la perte de leur pouvoir et des privilèges y afférant. Malgré l’échec retentissant de leur politique, ils sont encore loin d’accepter la voix des autres, ni leurs compétences, ni même parfois le verdict des urnes. La politique de bâillonnement occupe de plus en plus le terrain jadis occupé par la liberté d’expression, l’un des socles faisant la fierté de la démocratie occidentale durant des décennies. De plus en plus de garde-fous, de pions, de bourreaux mêmes, sont mis en place pour faire la chasse aux sorcières et pratiquer l’idéologie de « ferme-là, sinon casse-toi ! ».

De nos jours, le débat idéologique opposant un argument à un autre ne fait plus recette et la condamnation d’un citoyen peut avoir lieu, sans grande difficulté, sur base des valeurs qu’il porte, considérées par les « chefs » comme rétrogrades. Ceci rappelle les accusations fantoches des dictateurs du vingtième siècle, à l’égard de leurs opposants, de porteurs d’idées subversives, ce qui leur suffisait pour les condamner aux plus lourdes peines.

Le repli sur soi et la ghettoïsation de notre société n’a jamais atteint le niveau que nous connaissons aujourd’hui. La différence n’est plus signe de richesse mais de rivalité. De ce fait, de par leur culture différente, certaines communautés se retrouvent régulièrement sur le banc des accusés et à elles de prouver leur innocence après tout acte malveillant quel que soit son auteur. La paix sociale dont aurait pu jouir notre société en raison d’une entente harmonieuse entre les différentes communautés se retrouve ternie par l’antipathie qu’entretient chacune d’elles à l’égard de l’autre.

Ainsi, le citoyen perd toute confiance en ses dirigeants et l’aspiration au changement ne paraît plus que comme une conséquence logique de ce malaise. Les communales du 14 octobre ont clairement montré cette tendance, surtout au nord du pays avec l’arrivée en grande pompe de la NVA et de son chef Bart de Wever. Quant à Bruxelles, l’élection de 2 membres du parti « Islam » a fait perdre à certains tout sens d’orientation et sont allés jusqu’à demander l’annulation du verdict des urnes, à l’image de ce que certaines dictatures avaient pratiqué durant des décennies plus tôt.


Et l’année nouvelle, que nous réserve-t-elle ? La cohésion de notre pays n’a jamais été autant menacée. L’éclatement a failli être consommé avant la formation de l’actuel gouvernement. Beaucoup de nos concitoyens n’hésitent plus à exprimer publiquement leur pessimisme et regrettent que ce beau petit pays, l’un des fondateurs de la solidarité et de l’union européenne, soit mené à cette situation de désintégration.

De nouvelles politiques s’imposent. Aux citoyens de manifester leur sens de responsabilité pour mettre aux commandes les plus dignes et les plus compétents parmi les prétendants. En tant qu’année de réflexion et de préparation des prochaines élections, 2013 ne manquera certainement pas d’événements phares qui pourraient éclairer davantage le citoyen dans son choix du 8 juin 2014.

D’ores et déjà, le Mouvement Pour l’Education, qui refuse la politique du rejet de l’autre, quelles que soient son origine et son idéologie philosophique, qui refuse la scission du pays, et qui appelle à une justice économique, se lance dans la bataille de la restauration des valeurs permettant la cohabitation paisible et harmonieuse entre les différentes communautés de notre pays et construire l’avenir de notre jeunesse sur les valeurs de la justice et de l’égalité.

Afin d’arriver à ces objectifs, le Mouvement Pour l’Education lance un appel à tous ceux et toutes celles qui partagent avec lui ses valeurs et ses objectifs, de lui apporter leur soutien, tant moral que financier ; tout en rappelant qu’une construction sérieuse ne peut se réaliser qu’en étant nombreux.


Votre adhésion à notre parti nous est très précieuse.

Enfin, que cette nouvelle année 2013 vous apporte, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, plus de sérénité, de santé et de bonheur !
Auteur : M. Guermit
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