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la Belgique et l'Europe soutiennent l'Etat terroriste d'Israel




Message posté le : 23-12-2008     par : Mohamed
Le 8 décembre 2008, le Conseil des ministres européen a décidé de
revaloriser les relations politiques entre l'Union européenne et
Israël.Cette position a été soutenue par le Ministre des Affaires
étrangères, Karel de Gucht, mais elle émane de l'ensemble du
gouvernement, y compris des membres Socialistes et CDH du
gouvernement. Veuillez trouver, ci-dessous, l'interpellation de
Monsieur Dubié et la liste des ministres socialistes et CDH du
gouvernement qui ont soutenu le « rehaussement » des relations avec
Israël.


Question orale de M. Josy Dubié au ministre des Affaires étrangères
sur «le vote par le Conseil des ministres européens concernant le
"rehaussement" des relations entre l'Union européenne et Israël» (nº
4-526)

M. le président. – Mme Annemie Turtelboom, ministre de la Politique de
migration et d'asile, répondra.

De heer Josy Dubié (Ecolo). –

M. Josy Dubié (Ecolo). – La presse s'est fait l'écho de la décision
prise le 8 décembre par le Conseil des ministres européen –
apparemment sous l'impulsion de la présidence française – de
revaloriser les relations politiques entre l'Union européenne et
Israël. À la veille du soixantième anniversaire de la déclaration
universelle des droits de l'homme, cette décision a de quoi interpeller.

Il est sidérant qu'un tel avantage soit octroyé à un État qui bafoue
le droit international en poursuivant sans relâche la colonisation du
territoire palestinien, y compris de Jérusalem-Est, en continuant la
construction d'un mur déclaré illégal par la Cour internationale de
Justice et l'Union européenne, et en commettant de nombreuses
violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire
à l'égard de la population palestinienne !

De plus, hier, 3 décembre, le Parlement européen a voté pour le report
du vote du protocole Union européenne/Israël permettant une plus large
participation d'Israël aux programmes communautaires européens, ce que
l'on a appelé le « rehaussement ». Ce report était justifié par
l'absence totale, de la part du gouvernement israélien, d'allégement
de la colonisation et de l'occupation des territoires palestiniens.
On assiste, bien au contraire, à une aggravation dramatique de la
situation sur le terrain, particulièrement à Gaza où la population
subit une punition collective inadmissible et contraire à toutes les
conventions internationales.

Je vous rappelle que les États parties aux Conventions de Genève de
1949 et aux traités internationaux en matière de droits de l'homme ont
l'obligation de faire respecter par les autres États les droits que
consacrent ces instruments.

  • Quelle est la position de la Belgique concernant ce « rehaussement
    » des relations avec Israël ?

  • Cette position a-t-elle été débattue en conseil des ministres ?

  • Confirmez-vous que ce « rehaussement » a bien été entériné par le
    conseil des ministres européen ? Dans l'affirmative, quelles sont les
    motivations de cette décision ?

  • Considérez-vous que l'État d'Israël remplit toutes les obligations
    découlant de la déclaration universelle des droits de l'homme, en
    particulier dans les territoires palestiniens qu'il occupe ?

  • Ce « rehaussement », s'il devait être confirmé, ne sera-t-il pas
    interprété comme une prime à la violation du droit international et à
    un renoncement aux valeurs défendues par l'Union européenne ?



Mevrouw Annemie Turtelboom, minister van Migratie- en Asielbeleid. –
Mme Annemie Turtelboom, ministre de la Politique de migration et
d'asile. – Je vous lis la réponse du ministre Dewael.

Le 16 juin 2008, lors du Conseil d'association tenu avec Israël,
l'Union européenne s'est accordée quant au principe du "rehaussement"
de ses relations avec ce pays. Cette décision, que je soutiens
pleinement, s'intègre dans le cadre de l'évolution de la politique
européenne de voisinage. Les relations avec d'autres pays seront
également approfondies et intensifiées, si ceux-ci le souhaitent.
C'est déjà le cas pour le sud du Maroc, l'Ukraine et l'est de la
Moldavie. D'autres demandes seront examinées dans les mois à venir.
La décision prise le 8 décembre par les ministres des Affaires
étrangères a confirmé que les relations de l'Union européenne avec
Israël étaient revues pour l'ensemble des intérêts communs et
notamment pour le processus de paix, en privilégiant l'option de deux
États indépendants et le respect des obligations découlant de la
Feuille de route.

Un débat s'est déroulé entre les pays membres de l'Union européenne.
Pour certains, l'intensification du dialogue avec Israël permettra de
mieux faire passer le message – bien connu – de l'Union européenne.
Pour d'autres, dont je fais partie, un dialogue intensifié ne peut
être fructueux que s'il est basé sur le respect mutuel et la présence
d'un cadre de référence partagé. Cela implique entre autres le respect
par Israël de ses propres engagements dans le cadre du processus de
paix, notamment quant au gel de la colonisation et à l'amélioration de
la vie quotidienne des Palestiniens dans les territoires occupés. Ces
deux points de vue ont été rencontrés dans les conclusions du Conseil
"Affaires générales et Relations extérieures" du 8 décembre 2008.
Je vais profiter de ce dialogue intensifié entre l'Union européenne et
Israël ainsi que des contacts bilatéraux entre la Belgique et ce pays
pour insister encore davantage sur le devoir – nécessaire et
incontournable – qu'a celui-ci de respecter le droit international, le
droit communautaire et ses propres engagements dans le cadre du
processus de paix. Et j'agirai de même à l'égard de l'Autorité
palestinienne, sur laquelle pèsent également des obligations.


De heer Josy Dubié (Ecolo). –
M. Josy Dubié (Ecolo). – J'ai l'impression que l'histoire bégaie. Cela
fait quarante ans que j'entends ce discours concernant les pressions
exercées sur ce pays afin, par exemple, qu'il mette fin à la
colonisation. Or , rien n'a changé dans ce domaine.
Sur place, ce « rehaussement » sera, une fois de plus, interprété
comme une prime à la violation du droit international et un
renoncement aux valeurs défendues par l'Union européenne.
Si j'ai bien compris, cette position émane de l'ensemble du
gouvernement. À cet égard, l'attitude des socialistes me surprend. En
effet, Mme De Keyser, députée européenne, a pris la tête de
l'opposition manifestée à l'encontre de la décision proposée au
Parlement européen de « rehausser » les relations avec Israël. Or, les
membres socialistes du gouvernement acceptent ce « rehaussement » dans
le cadre du conseil des ministres européen. Franchement, la cohérence
d'une telle attitude m'échappe.

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Liste des ministres PS et CDH qui ont soutenu le "Rehaussement" des
relations avec Israël.:

  • Madame Laurette Onkelinx Vice-Première Ministre et Ministre des
    Affaires sociales et de la Santé (PS)

  • Madame Marie Arena Ministre de l'Intégration sociale, des Pensions
    et des Grandes villes (PS)

  • Monsieur Paul Magnette Ministre du Climat et de l'Energie (PS)

  • Madame Joëlle Milquet Vice-Première Ministre et Ministre de
    l'Emploi et de l'Egalité des chances (CDH)


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